« Dans les années 50, l’analyse des grandes catastrophes pointait les systèmes techniques devenus depuis de plus en plus fiables.

Dans les années 70, l’homme est apparu comme le maillon faible des systèmes à risque (aviation, espace, nucléaire) notamment après l’accident de la centrale nucléaire de Three Mile Island.

Depuis la fin des années 80 et la catastrophe de la navette Challenger, on a découvert que l’erreur humaine n’existe pas et c’est l’organisation du travail qui place l’homme en situation d’échec. Cela débouche sur l’analyse de la dangerosité des systèmes socio-techniques eux-mêmes. »

Franck Guarnieri, directeur du centre de recherche sur les risques et les crises à l’Ecole des Mines de Paris, dans le Monde du 4 Juillet 2009 : « Quatre minutes et quinze secondes du vol Rio-Paris ».